Vingt mille lieues sous la thèse
L’année académique 2012 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n’a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des universités et surexcitaient l’esprit public à France Culture, les gens de lettres furent particulièrement émus. Les étudiants, chercheurs, directeurs de département, professeurs et maitres de conférences de l’Europe et de l’Amérique, personnels administratifs et techniques de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point.
On avait cru la thèse d’Etat disparue dans la préhistoire des instituts de recherches ; un monstre dont quelques érudits gardaient encore la trace. C’était sans compter les découvertes les plus récentes.
En effet, depuis quelque temps, plusieurs étudiants s’étaient rencontrés en bibliothèque avec une « une chose énorme » un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent infiniment plus vaste et plus rapide qu’une thèse.
Les plus grands savants furent consultés aux quatre coins du monde. Les câbles ne tardèrent pas à arriver confirmer les rumeurs : il s’agissait une nouvelle espèce, une HDR.